Forum rpg sur le thème du manga Nagi No Asukara
 

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Feuille de personnage
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Sam 25 Mar - 11:02
Je regardais à travers le mur éventré de ma maison, je voyais un paysage détruit, fait de détritus, de pierre et de nature morte. Voilà trois ans qu’avait commencé la guerre qui avait détruit le monde. Un avait appuyé sur le bouton rouge, les autres ont suivi de près. Plus personne ne vivait normalement, riche ou pauvre, nous étions tous au même niveau. Morale et éthique avaient disparu : tout était bon pour survivre. Tuer, voler ou torturer voire violer étaient monnaie courante. Nous étions trois, William, Lana et moi, nous habitions ma maison, nous avions une table à laquelle il manquait un pied, mais tenant encore debout. Deux chaises mais aussi un lit. Un lit pour trois. Chaque nuit, un dormait dans le lit, un autre dormait sur la chaise et un dernier restait éveillé pour surveiller. Celui qui avait gardé la nuit précédente avait le droit au lit et celui qui avait eu le lit avait la chaise. Nous avions quelques armes même si nous n’avions jamais utilisé celle-ci, c’était juste une forme de dissuasion qui ne marchait pas parfaitement puisque nous avions eu à deux reprises la malchance d’avoir des vivres qui disparaissaient, forcément, une chose prisée. Tout ce qui était comestible était bon à prendre. Des rats à la nourriture périmée en passant par des rations de combats perdues par les soldats.

Chaque jour l’un de nous sortait, nous allions visiter le voisinage pour trouver des à manger, à boire mais nous devions à chaque fois agrandir le rayon, nous manquerons bientôt de tout… Il ne nous reste que peu de temps à vivre et nous en sommes conscients. Il restait tout de même dans certaines maisons que nous n’avions pas osé visiter avant quelques vivres. Personne n’y allait à cause des corps en putréfaction qu’il pouvait y avoir. Une odeur horrible y régnait, mieux valait y être préparé avant d’entrer dans une de ces maisons, autant physiquement que mentalement. Pas que la vue du sang me dérange – quoiqu’un peu – mais la vue des organes à l’air libre était moins joyeuse. Puis au final, tout ce qu’on pouvait trouver dehors était bon à prendre, un bout de bois par exemple nous aurait été utile pour recréer le quatrième pied de notre table. Une simple couverture pouvait servir de matelas.

Ici la vie était horrible mais nous n’étions pas vraiment capables de nous suicider. C’est un acte qui demande un courage et une lâcheté immense. Nous n’y avions jamais vraiment pensé. Nous étions trois amis, qui vivaient dans un monde post-apocalyptique qui semblait tout droit sortir d’un livre ou d’un film mais pourtant c’est la stricte réalité. Nous n’avons pas de superpouvoirs, nous ne sommes pas habiles à quelque chose, nous ne sommes que nous, des gens sans réel intérêt et qui peuvent mourir n’importe quand. De toute façon, il y avait des clans qui s’entre-tuaient – les humains et leur stupidité sans pareille se devaient de reproduire les stupidités de notre passé – alors que nous, nous n’étions que trois pauvres enfants. Ça ne m’étonnerait pas que nous mourrions bientôt. A ce propos nous manquions cruellement d’eau. L’eau potable était plus que rarissime, le seul moyen d’en obtenir était de se rallier à un de ces camps mais la guerre était tellement stupide. Autant mourir avec encore un semblant d’humanité.


Nous étions fatigués. Les vivres n’étaient plus notre préoccupation puisque une guerre nucléaire inclus le taux de radioactivité de l’air qui monte en flèche. Nous avions des médicaments pour ça mais plus maintenant. Nos trois tablettes réunies nous avaient permis de tenir assez longtemps, ensuite un tour à l’hôpital avait permis d’en rapporter 5 boîtes et dans les maisons nous avions trouvé de quoi tenir pour les trois dernières années. Nous avions signé notre arrêté mort le jour où nous avons créé le nucléaire. Nous allons nous éteindre dans peu de temps. La flamme de l’humanité allait disparaitre. Le rêve de la conquête spatiale, la réponse à pourquoi la vie, pourquoi l’univers, y a-t-il autre chose dans l’univers était si futile et pourtant si importante il y a trois mois.

Petit à petit je sentais la décadence. Je voyais Lana qui bougeait de moins en moins, William qui commençait à perdre ses cheveux et moi-même qui souffrait le martyr et qui tenait à peine debout. La fin était proche. Nous repensions à nos anciennes vie, quand tout ça n’avait pas encore eu lieu. Une pensée à nos parents et c’était fini. Nous sommes morts.

Je me sentais flotter dans le vide, alors c’est ça la mort ?, pensais-je. Au moins je m’y sentais bien, la fatigue et la douleur avaient disparues, j’ouvris les yeux et au lieu d’y voir le paradis que promettait la bible ou l’enfer, je ne vis que du noir. Tout était fait de noir, excepté deux choses, deux formes humaines à mes côtés. Je devinais facilement la silhouette de William et Lana. Tout était si étrange. Resterons nous ensemble pour l’éternité ?

Cette question resta très peu en suspens. Une silhouette enfantine apparut. Elle était difforme mais on reconnaissais malgré tout un jeune enfant. Nous ne pouvions qu’extrapoler sur son sexe. Puis de toute façon, homme ou femme, il était devait être là pour les mêmes raisons que nous. Peut-être que son aspect difforme venait de la radioactivité qui empreignait l’air du monde – en tout cas ici, l’air était d’une pureté à laquelle nous n’avions jamais goûtée – et puis l’humanoïde leva le silence, il dit de plusieurs voix, aux timbres à la fois féminins, masculins, vieux ou encore jeune :
« Bonjour, mes enfants. »
Je restais bouche-bée. Il sortait de cette chose une sorte d’atmosphère calme malgré le fait que ses multiples voix soient terriblement inquiétantes. Il reprit la parole :
« Je suis le Dieu de ce monde ! Bienvenue ici, vous aurez une Terre rien que pour vous, je vous laisse le libre choix de son nom et de ce que vous y construirez ou pas. »
J’avais envie de rire mais je me rendis compte qu’il m’était impossible d’émettre un son, comme si toute cette matière autour de nous le bloquait. Peut-être étions-nous dans une sorte de panel de création dans lequel rien n’existait à part cette entité et nous trois…
« Je vais vous offrir un don à chacun. »
Puis l’humanoïde se tourna vers Lana
« Toi, Lana, aura la possibilité de maîtriser le temps : le ralentir ou l’accélérer, dans une zone que tu définiras. Ce don se nomme l’Horloge »
Elle disparut et la chose se tourna vers William. J’ouvris la bouche et demandais dans un langage fleuri ce qui était arrivé à mon amie, mais bien évidemment, il n’y eut aucun son ni quoi que ce soit de semblable
« William. Ton pouvoir se nomme le Pyromane, de tes mains sortiront du feu, tu pourras le modeler pour créer des formes. Les flammes seront tiennes »
Et ce fut au tour de mon ami de disparaître vers un endroit inconnu, ou vers le néant, qui sait ?
Finalement après que l’entité nous ait tous envoyés dans ce monde étrangement vierge, nous nous asseyions au sol. Devant l’absurdité de cette situation. Nous étions, cette fois-ci totalement seuls et livrés à nous même sans nourriture, eau ou quelque autre chose nécessaire à notre survie. Cet endroit semblait être l’Eden décrit par la Bible : devant nous s’étendait une immense plaine avec une rivière qui coulait à gauche, près d’une forêt. Qu’étions-nous censés devenir ? Nous avions certes été choisis, mais dans quel but ?  Etions-nous particuliers ou simplement choisis au hasard …
Autour de nous, se dresse comme une immense toile, un paysage magnifique et plus qu’incroyable, il n’existait plus de plaines aussi immenses et belles que celle-ci depuis plus de cent ans. Nous ne savions pas quoi faire ni dans quel but. Au final on se regardait tous sans qu’aucun ne parle. Chacun devait réfléchir aux mêmes problèmes que moi : qu’allons-nous manger, où allons-nous dormir, devons-nous nous protéger d’animaux ou encore, y-a-t ’il d’autres humains ?
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